Frossay (Le Carnet)
I.C.I.! Instant Carnet Island
Rassemblement de micro-architectures et habitats légers

(PRESQUE) TOUT
DOIT DISPARAÎTRE !

Vente aux enchères des architectures mobiles

I.C.I. est un refuge temporaire en bord de Loire pour expérimenter des micro-architectures en bois, en terre, en résine, sous terre, dans les arbres, posées au sol ou sur pilotis. Un lieu pour se ressourcer et se restaurer en admirant les tourbillons de la Loire.

I.C.I. fait référence à “Instant City”, projet de ville nomade imaginé par les architectes anglais Archigram à la fin des années 1960. Métropole itinérante, Instant City préfigure une société devenue réseau d’informations et transforme l’architecture en événement.

I.C.I. propose une dizaine d’expérimentations esthétiques, formelles, conceptuelles, fonctionnelles, inspirées des utopies des années 60 et 70, ou issues des situations d’urgence (catastrophes naturelles, guerres…) où l’ingéniosité, le besoin

d’inventer des objets à habiter, de promouvoir l’autoconstruction, permettent une cohabitation entre humains et avec la nature. Construites par des artistes, des architectes ou des inventeurs soucieux des populations sans toit, ces “modules habitables” sont visitables le jour ou vous accueillent pour une nuit.

TOUT DOIT DISPARAITRE ! Venez passez la nuit dans un module et repartez avec cet abri fin août ! La majorité des modules sont en vente aux enchères sur Internet (à partir du 5 juin, clôture des enchères le 31 juillet). + d’infos : www.estuaire.info

UNE NUIT I.C.I. : apportez sac de couchage, serviette, nécessaire de toilette, pique-nique et eau potable.
Tarif : 10€ par personne / 10 personnes maxi
Réservation obligatoire au 02 40 75 75 07
à partir du 12 mai


Route D723 à mi-chemin entre Frossay et Paimbœuf

ANT FARM (USA)
CHIP LORD + CURTIS SCHREIER + BRUCE TOMB
ANT FARM MEDIA VAN v.08 [Time Capsule]
En 1968, Doug Michels et Chip Lord fondent Ant Farm, groupe radical d’architectes établis sur la côte Ouest des États-Unis. Influencés par Buckminster Fuller, Archigram, les modes de vie nomades, fascinés par les voitures et la culture pop, Ant Farm réalise en 10 ans une œuvre protéiforme et délirante, touchant à l’architecture utopique et jouant des symboles de liberté et de consommation. En 1974, ils signent une œuvre très célèbre de l’histoire de l’art du XXe siècle avec Cadillac Ranch, 10 Cadillac alignées dans le désert et enterrées partiellement par l’avant.
Sur le site du Carnet est présentée l’une des pièces centrales d’Ant Farm : une version réactualisée du Media Van. Le Media Van est un van Chevrolet modifié en studio mobile, diffusant informations et images, transportant les matériaux utilisés pour leurs architectures gonflables. Ressemblant à l’époque à un véhicule lunaire avec ses coques en plastique sur le toit, le Media Van visait à promouvoir une architecture alternative et sera un outil privilégié dans leur nomadisme militant, imprégné des modes de vie de la contre-culture. Media Van fonctionne aujourd'hui comme une “capsule temporelle”. Le public est invité à y consulter des archives vidéo mais aussi à les enrichir en faisant don de sons et d'images numériques.
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Les frères Chapuisat (Ch)
L'incomplétude permanente de la vie
Les frères Chapuisat ont débuté leur carrière artistique séparément – Grégory (né en 1972) ayant fait ses études à l’Art Center College of Design de Los Angeles, Cyril (né en 1976) à l’université de Kingston, en Angleterre – ils ne travaillent ensemble que depuis 2001.
“Les œuvres des frères Chapuisat possèdent un charme puissant qui résiste à se dire, une évidence géométrique mal résignée entre le goût enfantin des cabanes bricolées et une rêverie profonde, presque métaphysique, visant les plis et les confins du monde. Et chacune de leurs architectures éphémères, en chacun des lieux qu’elles s’en vont investir, semblent émerger avec une vivacité touchante à la rencontre du monde que l’on porte en soi comme de celui qui s’étend – fondamentalement affecté d’une courbure, disait Leibnitz – s’étirant plis sur plis à l’infini.” (Jérémy Liron)
Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation Suisse pour la Culture.
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Olgga (Fr)
Flake House
Olgga est une agence d’architecture émergente à Paris. L’approche de ses créateurs se veut expérimentale : soulever la masse ou l’ancrer, concevoir en fonction du rapport au sol et de ses limites (poser, élever, enterrer…). Ses volumétries franches voire radicales sont assumées et pensées pour rester sobres et actuelles. Mariant low et high tech, la Flake House, comme l’ensemble de leurs projets et réalisations, permet de réimplanter l’architecture là où elle était délaissée, de la rendre accessible quelle que soit son échelle.
Maison nomade au gabarit routier, cette “folie”,
designée en 2007 dans le cadre du Festival “Petites Machines à Habiter”, est utilisée au Carnet comme centre de documentation sur les modules présentés sur le site.
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Antonin Sorel
L'étoile de l'amour
En collaboration avec Free Spirit Sphere (Can)
Free Spirit Sphere, créée par l’architecte naval Tom Chudleigh, est à la frontière de “la cabane au Canada” et du poste d’observation. Cette sphère habitable de 3,2 m de diamètre est en suspension dans les arbres, sans y être réellement fixée… d’où une impression de flottaison. Pour son créateur, elle est un moment de communion avec la nature puisque la “maison” se déplace légèrement au gré des vents. Antonin Sorel, designer autodidacte de Montréal, passé maître dans la réinterprétation d’objets industriels ou de simples matériaux mis au rebus est invité à réaménager une adaptation locale de la Free Spirit Sphere.

Damien Chivialle (Fr)
Noé
Designer formé à l’ENSCI (Paris), Damien Chivialle vit et travaille à Paris. Il développe des dispositifs qui interrogent la mobilité des biens, des personnes et des données dans un monde formaté. La construction d’une arche est synonyme de danger mais, perchée sur pilotis (comme les pêcheries traditionnelles), Noé se présente davantage comme un lieu insolite pour amoureux hédonistes, entre roseaux et marées. Reflet de son époque, Noé évoque la question de la préservation de la nature : deviendra-t-elle une affaire individuelle à l’image de cette arche biplace, ou restera-t-elle devoir et patrimoine commun ?
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Dré Wapenaar (Pb)
Dré Wapenaar est né en 1961 aux Pays-Bas. C’est un artiste qui travaille à la confluence de l’architecture, du design et de la sculpture et qui, depuis plus de 15 ans, n’a cessé de construire des systèmes de tentes plutôt spectaculaires qui sont autant de métaphores de la vie en société. Ces tentes, dressées comme des champignons, ont été exposées dans de nombreux pays et utilisées de nombreuses façons différentes : camping, cafés, point de vente de fleurs, salles de lecture, barbecues et même salle de naissance !
Dré Wapenaar était déjà présent en 2007 sur le “campement” d’Estuaire qui avait permis la restauration de l’un de ses emblématiques “Tentvillage”.
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Winfried Baumann (All)
Instant Housing
Winfried Baumann est un artiste allemand qui s’intéresse au sort des nomades urbains et aux modes de vie hors des quatre murs et toit d’une maison : Instant Housing est un principe de résidence minimale pour sans-abris et itinérants. Simple d’utilisation, économe en terme d’espace, les modules ne sont à envisager que pour une utilisation d’urgence temporaire.
Son objectif est de faire émerger un véritable statut pour les personnes nomades à travers leur “lieu” de vie, aussi modeste soit-il. L’habitat individuel, l’hébergement “réduit” est-il un modèle voué à se développer de façon exponentielle dans le futur ?

Alicia Framis (Esp)
Alicia Framis, née en 1967 à Barcelone, a vécu et travaillé de par le monde (Barcelone, Paris, Amsterdam) et est aujourd’hui basée à Shanghai. Ses performances et installations mêlent la mode, l’architecture et le design. Elle se sert de la réalité sociale comme d’un matériau pour proposer des déplacements, des transformations ou simplement des réflexions sur nos conditions actuelles de vie. Le sous-entendu est toujours politique.
C’est un panneau publicitaire habitable, similaire à celui qu’elle a réalisé en Thaïlande, qui est implanté sur le site du Carnet.
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Hooman Fazly Claire Blanchemanche (Eu)
Cal-Earth Institute

Nader Khalili (1936-2008) est un architecte d’origine iranienne qui a vécu aux États-Unis. Il s’est d’abord distingué dans la conception de gratte-ciel, avant de s’intéresser aux techniques de construction antisismique et d’imaginer le “Supradobe”. Sa démarche a abouti au Cal-Earth Institute (Institut pour l’architecture et l’art de la terre de Californie), qu’il a animé à Hesperia, près de Los Angeles. La caractéristique, outre bas coût et résistance, repose sur le fait que les matériaux utilisés pour la construction viennent des terres environnantes : la terre est placée dans des sacs de toile, les sacs sont empilés et fixés avec du fil de fer barbelé. Tout réside ensuite sur le principe de la forme arrondie de l’architecture, en dôme. De nombreux organismes s’intéressent de près aux prototypes d’Hesperia, notamment le Haut Commissariat pour les Réfugiés qui les a utilisés lors des tremblements de terre en Iran en 2002 et au Pakistan en 2005.
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François Delagnes (Fr)
Muscadet 103
Après son diplôme de l’École de Beaux-Arts de Nantes, François Delagnes part naviguer quelques temps en bordure d'Atlantique. Il vit et travaille aujourd'hui entre Nantes et Paris. Sur le site du Carnet, il revisite un bateau mythique de la Loire des années 60, le Muscadet, imaginé par Philippe Harlé en 1963 et construit à l'époque notamment à Nantes et à Rezé. Le slogan des frères Aubin était : “Avec Aubin, vous irez loin, tout ira bien...” En 2009, une nouvelle version du Muscadet est imaginée par François Delagnes qui l'ensable sous la surface du paysage : le visiteur accède à la cabine du bateau devenue un refuge “hors-champ”, une grotte “elliptique”. Le Muscadet devient un instrument optique qui crée un lien entre le “dessus” et le “dessous” mais aussi un pont invisible entre les deux rives du fleuve.
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Le carnet gourmand...
Prolongez votre visite par une pause détente, en terrasse ou à couvert, pour boire un verre ou manger une salade au bar-restaurant éphémère du Carnet. Tout au long de la journée, Jean-Luc Daunay et son équipe vous accueille dans ce cadre exceptionnel et vous propose une carte variée, déclinant les produits du terroir ligérien et maritime… les pieds dans l’eau (quasiment) ! Le mobilier est signé par les designers 24hLiving.

Ouvert de 12h à 21h30